Le secteur de l’élevage a bénéficié, depuis des décennies, d’une attention particulière des pouvoirs publics. En effet, celui-ci a fait l’objet de nombreux plans sectoriels (plan laitier, plan viandes rouges) en vue de l’amélioration des productions animales. Aussi, face aux différentes mutations qu’a connues le développement de ce secteur au fil des années, la protection sanitaire du cheptel a toujours constitué une préoccupation majeure des services vétérinaires nationaux compte tenu de l’importance économique et hygiénique des maladies animales contagieuses. Dans ce cadre, des efforts considérables ont été déployés par ces services dans un objectif fondamental est de garantir au patrimoine animal un état sanitaire des plus satisfaisants en vue d’améliorer ses productions et de lui permettre d’extérioriser pleinement ses potentialités, d’assurer sa sécurisation et de contribuer à la sécurisation du consommateur.
Pour atteindre cet objectif, le programme de la santé animale a été axé sur les actions suivantes :
Toutefois, devant l’importance des maladies animales et leurs impacts négatifs sur le développement de l’élevage ainsi que les impératifs imposés par les nouveaux modes de conduite de l'élevage, la mise en place de divers plans d'intensification des productions animales, le désengagement progressif de l'Etat, la mondialisation et la globalisation des échanges commerciaux, l’émergence de nouvelles maladies animales, il était nécessaire d’accompagner cette évolution par la mise en place de plusieurs mesures, notamment la privatisation de la médecine vétérinaire, le développement d’un réseau de laboratoires vétérinaires de diagnostic, de production locale de vaccins vétérinaires et de contrôle des médicaments vétérinaires ainsi que la restructuration et le renforcement du système national d’épidémiosurveillanceet de veille sanitaire vis à vis des principales maladies animales.
Ces différentes actions ont contribué à l’amélioration de l’environnement sanitaire du cheptel national, la maîtrise des techniques de diagnostic des principales maladies animales prioritaires ainsi qu’une surveillance régulière et rapprochée de l’état sanitaire du cheptel, ce qui a permis aux services vétérinaires, dans de nombreuses occasions, de témoigner de leur efficacité quant à la rapidité de réactivité et de mobilisation face à plusieurs maladies animales affectant le cheptel au niveau national.