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Fièvre catarrhale du mouton (Blue Tongue)

 Introduction

 

La fièvre catarrhale du mouton ou Blue Tongue (BT) est une maladie non contagieuse due à un virus de la famille des Réoviridés, du genre Orbivirus. Elle se répand sous 24 sérotypes viraux. C’est une maladie qui touche les ovins, les bovins, les caprins, les dromadaires et les ruminants sauvages. Mais, en général, elle ne s’exprime cliniquement que chez les ovins.

C’est une maladie vectorielle transmise par un moustique Culicoides spp (au Maroc, il s’agit de C. imicola).

Cliniquement la BT s’exprime par une hyperthermie, inflammation, ulcération, érosion et nécrose de la muqueuse buccale, œdème et parfois cyanose de la langue, boiterie due à une inflammation du bourrelet podal ou une pododermatite et une myosite. Elle peut provoquer l’avortement et peut se terminer par la mort dans 8 à 10 jours, sinon une lente guérison avec alopécie, stérilité et retard de croissance.

 

Cadre juridique et réglementaire au Maroc

La BT est une maladie réputée légalement contagieuse au Maroc en vertu du dahir portant loi n°1-75-292 du 19/09/1977 et de l’arrêté du Ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Eaux et Forêts n°2018-01 du 19 chaabane 1422 (5 novembre 2001) relatif aux mesures complémentaires et spéciales pour la lutte contre la fièvre catarrhale du mouton.

 

Situation épidémiologique nationale

La maladie a fait son apparition au Maroc pour la première fois en septembre 2004 dans la région du Gharb. Le virus responsable était de sérotype 4. La maladie s’est étendue par la suite à d’autres régions du pays et, en deux mois, le bilan de cet épisode a fait état de 230 foyers répartis sur 14 provinces (avec 1876 cas et un taux de mortalité moyen qui n’a pas dépassé 1,3%).

En septembre de l’année 2006, la Blue tongue réapparaît de nouveau à l’Est du pays. Les investigations de laboratoire ont mis en évidence un nouveau sérotype (sérotype 1). Au total, 500 foyers (2028 cas avec un taux de mortalité moyen de 0,75%) ont été déclarés dans 19 provinces.

En 2007, la situation épidémiologique nationale vis-à-vis de cette maladie a été caractérisée par des conditions climatiques favorables pour la multiplication et la pullulation des insectes vecteurs, qui ont favorisé l’apparition de foyers de la BT sur grande étendue du territoire national. Ainsi, durant cette année, 1076 foyers de cette maladie ont été déclarés dans 43 provinces.

 

Programme de lutte

La stratégie de lutte contre la BT repose sur trois volets essentiels :

-          La vaccination massive des ovins contre les sérotypes circulant dans le pays (1 et 4);

-          la gestion sanitaire des foyers de BT déclarés ;

-          la lutte contre le vecteur dans les gîtes à moustiques ;

-          la surveillance des signes cliniques de la maladie.

En effet, suite à l’apparition de la BT pour la première fois en 2004, des campagnes de vaccination des ovins ont été réalisées contre cette maladie (sérotype 4 en 2004 puis le séotype 1 et 4 depuis 2006) au niveau des zones à risque (limitées principalement à la partie nord du pays). En 2008, la campagne de vaccination a été généralisée à l’ensemble du Royaume. Les vétérinaires sanitaires mandatés ont été associés à cette campagne.

 

Par ailleurs, la gestion des foyers déclarés de BT repose sur les mesures de police sanitaire et médicale suivantes :

  • La séquestration des animaux dans les exploitations atteintes ;
  • L’isolement des animaux malades ;
  • L’interdiction des mouvements d’animaux vers et depuis les exploitations atteintes.
  • La démoustication et la désinfection des exploitations touchées. Dans ce cadre, la mise en place d’une approche intégrée de gestion de vecteurs fait partie des prérogatives du comité national de gestion intégrée de la lutte antivectorielle qui regroupe l’ensemble des services de l’Etat impliqués.
  • La vaccination des ovins des troupeaux sensibles et épidémiologiquement liés au foyer.
  • L’abattage partiel des animaux atteints.